Les lieux dits de l’enfance
N’ont pas de frontière.
Ils promènent leurs noms,
Graves ou joyeux, dans notre mémoire,
Dévoilant sur nos visages
Leurs paysages secrets,
De ruisseaux et de rires
De grottes et de peurs.
Les lieux dits de l’enfance
N’ont pas de frontière.
Ils promènent leurs noms,
Graves ou joyeux, dans notre mémoire,
Dévoilant sur nos visages
Leurs paysages secrets,
De ruisseaux et de rires
De grottes et de peurs.
Une ombrelle blanche
Allonge sur le sol l’ombre
D’un soir délicat
En soi, quelque part,
Une île où se réfugier
Lorsque menacent
les heures hostiles.
Cette manière
Qu’a la lumière
De chasser les ténèbres,
Imperceptiblement.
Ainsi parfois, en va-t-il
De nos obscurités
Doucement effacées,
On ne sait comment,
Par on ne sait quoi,
De lumineux.
Cerné de vaches, comme il est fragile, le gîte !
Leurs museaux passent à travers le colombage,
Arrachant des lambeaux de torchis.
Çà et là, gisent à terre des brins de chaume,
Venus du toit où vivotent des roseaux.
Combien de temps encore tiendra-t-il,
Sans rien d’autre à offrir
Que son histoire,
Et sa faiblesse ?